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Une micro fic - bad karma

3 réponses - Page : 1 sur 1

Une micro fic - bad karma
le 18 avril - 19:42

AVERTISSEMENT

Cette histoire est destinée à un publique adulte.

L'histoire est mise en spoiler car son contenu peut heurter les plus jeunes que j'invite à allez voir ailleurs, même si rien n'est explicitement décrit
.

Autre précision : si certain noms semblent familiers, ils n'ont rien à voir avec des personnes ou personnages existant : tout cela n'est que pure fiction !!!

Prolégomènes :

Un beau matin, sur le Discord Olydri, deux modérateurs échangeaient plaisamment avec quelques habitués, dont l'auteur qui lança innocemment (bon d'accord, pas si innocemment que ça) : "Que pourrais-je donc bien écrire maintenant que je vois se profiler la fin de la fic en cours d'écriture ? Qui pourrait donc servir de héros à une nouvelle oeuvre magistrale issue de mon sublime cerveau" (mes chevilles vont très bien, je vous remercie)

A cette question existentielle, ces deux Sages parmi les sages répondirent en cœur : "Sylvian + Karma de merde", puis "un chef c'est fait pour être torturé"

Que n'avaient ils donc fait ??

En quelques instants la muse de l'écriture se saisit de votre serviteur qui s'attela à mettre quelques centaines de caractères d'encre électronique sur une page blanche virtuelle (bref j'ai ouvert un document word et commencé à taper des inepties...)

Le résultat est ci dessous.

bonne lecture

:curseur-empire :artheon-4 POURQUOI MOIIIIIIIII ?
Membre de la Guilde du Stylo Unique (a eu l'artefact sacré en main) - Mage de bataille niv 43 - PJ et MJ sur le forum - scribouillard de fanfics - Elémentaliste de l'Aurore sur le RP


Arnaud75

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RE: Une micro fic - bad karma
le 18 avril - 19:43

Il était une fois, dans notre beau pays de France, alors que l’Empereur Emmanuel règnait depuis Marseille, la Capitale de la nouvelle Gaule, un jeune et fringant gaillard au cheveux ras et au bouc viril, qui arpentait les rues de sa petite cité, Ache Labeuh, posée proprement sur un promontoire dominant les eaux bleues aux mille reflets de la Méditerranée.
Le chant des cigales emplissait ses oreilles légèrement décollées d’une douce musique qui le berçait depuis sa plus tendre enfance.
Son père, Jean Kévin Titan, maître verrier, avait fait carrière dans la fabrication de minuscules flacons et bouteilles destinés à l’industrie du parfum. Les usines Hérétoc qui encombraient la vue à la sortie numéro 3 de la rocade nord étaient son principal client et exportaient ses flacons remplis d’une essence raffinée de lavande à travers tous les continents.
Ce solide gaillard à la fière moustache à la Marcel Pagnol faisait le bonheur des habitués du bar tabac « Aux Fiers de Ache » avec son catalogue de brèves de comptoir qui aurait fait s’évanouir de joie les rédacteurs de l’almanach Vermot.

La mère de Sylvian, Jeanine-Liliane Titan, dite Lili la tornade, était une petite femme mince à la poitrine avenante, mise en valeur par la bonneterie qu’elle fabriquait elle-même dans un petit atelier qu’elle façonnait avec une extraordinaire dextérité pour les plus grands couturiers. Féministe de la première heure, elle était aussi réputée pour les coups de poêle qu’elle avait asséné dans sa folle jeunesse à quelques CRS venus mâter les défilés de suffragettes, héritant au passage d’un surnom qui ne l’avait jamais lâché depuis.

Petit, Sylvian avait eu l’occasion de tâter du fond de Téfal format famille nombreuse, ce qui expliquait peut-être le côté aplati du sommet de son crane selon quelques mauvaises langues.

La réussite professionnelle de ses parents avait mis à l’abri du besoin le petit Sylvian qui avait pu investir l’argent gagné durement à la sueur de son front en livrant des colis de strings pour sa mère, ou des colis à destination de buticulamicrophiles pour son père, dans un petit établissement qu’il avait aménagé en cyber café, accueillant les hordes de lycéens de la rue voisine adeptes des jeux en réseaux, ainsi que les travailleurs en télétravail ne bénéficiant pas d’une bonne connexion internet chez eux.

C’est donc joyeusement installé derrière son comptoir, surveillant les serveurs d’un œil et vendant des sodas américains aux ados boutonneux qui fréquentaient son établissement que Sylvian Titan gagnait tranquillement sa vie, sous la douce férule de ses parents qui savaient leur rejeton capable de partir le matin les deux pieds dans le même sabot (au sens propre, les urgences de Marignane en avait gardé un souvenir amusé sous forme d’une photographie dans la salle de garde du plâtre intégral, que les internes avaient du façonner pour réparer les 117 fractures du jeune Sylvian, alors âgé de sept ans, lui donnant l’aspect d’un ourson guimauve dont une jeune femme avenante aurait lécher tout le chocolat avec gourmandise...)

Donc notre valeureux exploitant de cybercafé se rendait d’un pas… tout à fait quelconque, vers le salon de coiffure « créa T’If » que son amie d’enfance, ex ingénieur des eaux et forêts reconvertie dans la capiliculture, Angélique Fleur, avait ouvert il y a deux ans après qu’elle eu découvert qu’elle avait horreur de mettre les pieds, même bottés, dans l’humus des sous-bois.

Parvenu devant la vitrine ventant une coloration et trois shampoings différents, le jeune homme entra, salua l’assistance et posa son postérieur légèrement rebondi sur le cuir de skaï noir d’une banquette rococo. Les effluves de savon pour cheveux et de laque lui chatouillaient agréablement les narines.
Sa copine d’enfance lui adressa un clin d’œil depuis la zone des bacs où elle massait vigoureusement le crâne aux trois quarts dégarni de l’adjoint au maire avec une crème revitalisante miraculeuse en matière de repulpage des bulbes (A base de fiente de Goéland Ibérique et de divers désherbants Monsanto comme le découvrira des années plus tard le médecin en charge de son autopsie).

Sous un casque chauffant, Madame Jarnet-Fournier feuilletait un Gala vieux de deux mois tout en faisant claquer de petites bulles de chewing gum toute les vingt secondes, commentant à haute voix, et avec un accent méridional prononcé, les frasques des starlettes qui venaient se faire dorer la couenne sur les plages proches.

Enfin, installée sur un siège rehaussé d’un coussin, la doyenne de la ville, Mademoiselle Timanne, trônait en attendant qu’une des shampouineuses mal dégrossies, comme elle les appelait de sa voix grinçante comme une craie sur un tableau noir, daigne enfin se déplacer pour lui faire sa couleur « pétale de fuchsia » qui plaisait tant à Monsieur Newgibson, son prétendant de l’EHPAD « Horizon Olydriesque ». Appeler cette ancêtre, devenue institution pour les citoyens d’Ache Labeuh, « Madame » vous donnait droit à un coup de canne humiliant et douloureux dans l’entrejambe, expérience dont Sylvian conservait un souvenir traumatisant, l’épisode le concernant ayant eu lieu lors de la distribution des prix de fin d’année, sur l’estrade, devant tout le collège dans lequel l’octogénaire avait enseigné quelques années…

Après avoir emballé le crâne écrémé de l’adjoint au maire dans du film alimentaire pour que ça repose bien, Angélique Fleur fit signe à Sylvian de prendre place devant un des bacs libres. La tête renversée en arrière, le jeune homme se rinçait l’œil, comme son prédécesseur, dans le décolleté de la charmante et accorte jeune femme dont le babillage distrayait ses oreilles.
Angélique avait en effet très tôt découvert que parler pour ne rien dire faisait partie intégrante du métier de coiffeuse et avait développé un talent certain en la matière, capable de passer des ennuis gastriques du teckel de telle cliente aux résultats de l’équipe amateur de foot en salle en un clin d’œil.
Elle avait aussi spécialement choisi ce corsage dont elle venait de déboutonner discrètement le haut, ainsi que le bustier pigeonnant en dentelle fine qu’elle portait dessous, sachant que Sylvian, qu’elle aimait en secret, viendrait ce jour-là faire tailler ses cheveux rebelles à toute mise en plis, afin de mettre toutes les chances de son côté. Elle avait en effet décidé que si ce dernier ne se déclarait pas rapidement, elle prendrait les devants !

Les deux mains posées sur les accoudoir su siège incliné, bercé par la conversation décousue d’Angélique avec les autres femmes présentes dans le salon, Sylvian laissa son esprit dériver… Décidément Angélique était drôlement bien fichue… dommage qu’elle soit si bavarde… Mais la courbe de ses hanches… Tiens, il faudrait qu’il recommande une caisse d’Orangina
Les mains expertes de son amie massaient son cuir chevelu avec dextérité et douceur… Il aurait pu rester comme ça, dorloté, pendant des heures. Malheureusement, au bout de dix minutes, les doigts fins poussèrent sa tête vers le haut et une serviette éponge orange vif couvrit son crâne avant qu’une friction rapide n’essore l’eau qui trempait ses cheveux.

Angélique lui indiqua alors un siège voisin de celui de mademoiselle Timmane et demanda à l’une de ses collaboratrices en stage de formation de lui passer une huile nourrissante dans les cheveux le temps qu’elle aille répondre à un appel téléphonique.
La timide jeune femme désignée volontaire d’office rougit comme une pivoine lorsque son regard croisa celui du jeune homme dans la glace. Manifestement les épaules larges et le menton décidé de ce dernier, souligné par son bouc bien taillé, ne la laissait pas indifférente.
Bredouillant trois mots incompréhensibles, elle saisit le bol posé sur la desserte à roulette qui jouxtait le fauteuil, y plongea les doigts pour ensuite masser avec des gestes très doux les cheveux de Sylvian à l’aide du liquide pâteux dont elle avait couvert ses mains.
Une fois ce nouvel et agréable massage terminé, la stagiaire se tourna vers Angélique qui restait suspendu au téléphone. Cette dernière lui fit de grands gestes pour l’inviter à poursuivre, avant de se tourner pour reprendrez sa conversation.

De son côté, Sylvian avait succombé à l’effet lénifiant des caresses sur son cuir chevelu et avait rejoint les bras de Morphée. La stagiaire tenta de le secouer un peu, mais la dureté des muscles sous ses doigts lorsqu’elle saisit l’épaule du jeune homme manqua de la faire défaillir. Elle devinait les puissant pectoraux et la tablette de chocolat sous le t-shirt moulant aux armes de Gigazertek que portait son client. Manquant de s’évanouir à l’idée de toucher le corps d’un tel athlète, elle se dépêcha de prendre une tondeuse pour tailler le bosquet récalcitrant qui servait de cheveux à Sylvian en une impeccable brosse digne d’un militaire de carrière.

L’héritier de la famille Titan finit par émerger de sa torpeur et, sans faire attention à son environnement, vit à sa montre qu’il allait être en retard pour ouvrir son commerce. Il remercia la jeune fille qui venait de finir de lui tailler les tempes au rasoir, jaillit de son fauteuil, déposa un billet de vingt euros sur le comptoir en faisant un petit signe de l’autre main à Angélique toujours au téléphone ; Il se retourna trop vite pour voir les yeux de cette dernière s’écarquiller de stupeur, et il se précipita dans la rue.

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Arnaud75

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RE: Une micro fic - bad karma
le 18 avril - 19:44

Lorsqu’il arriva devant la porte vitrée de son échoppe, trois jeunes habitués attendaient déjà devant la porte. Il se dépêcha d’ouvrir, une fois de plus sans faire attention à son reflet dans la vitre, afin de ne pas les faire attendre trop longtemps. Il alla directement derrière le bar sortir les serveurs de leur veille et s’assurer que tout allait bien.
C’est donc avec le sourire satisfait du travailleur content d’être à sa tâche qu’il salua l’arrivée de trois nouveaux clients qui le regardèrent avec un petit rictus amusé avant de gagner l’un des emplacements libres pour se lancer dans une partie de Counter Strike avec les premiers arrivés.

L’après-midi se déroula tranquillement et sans problème au cyber café, l’atmosphère étant juste légèrement différente pour Sylvian qui remarqua deux ou trois fois les regards surpris ou amusés de ses clients par-dessus les écrans des PC.
Il vérifia que son beau T Shirt neuf n’était pas taché. Ne voyant pas de trace de sauce suspecte, il haussa les épaules et repris l’inventaire de ses réserves de barres chocolatés dont ses clients étaient particulièrement friands.

Bien plus tard, à l’heure où il annonçait l’extinction des serveurs aux quelques couche-tard qui trainait encore dans la boutique, une charmante demoiselle qu’il avait déjà remarquée à plusieurs reprises s’approcha de son comptoir et lui demanda, le rose aux joues, quel cosplay il préparait et s’il allait se rendre à la très prochaine Japan Expo Sud.

Un peu surpris par la question, Sylvian lui confirma son intention d’aller à la plus grande convention locale, mais ne comprenant pas sa question à propos d’un cosplay, éluda et l’invita à quitter les lieux.
Elle le salua en lui indiquant qu’elle espérait l’y croiser, et qu’elle pariait qu’il allait sortir un magnifique Natsu.
Désorienté par le sourire chaleureux de la jeune femme, Sylvian se contenta de hocher la tête et la regarda partir non sans remarquer le galbe parfait de ses cuisse serrées dans un jean slim. Une fois cette vision paradisiaque éloignée, il se dépêcha de fermer boutique et regagna le petit deux pièces que ses parents lui prêtaient en attendant qu’il trouve la perle rare qui « voudrait d’un bon à rien comme lui » pour citer son paternel…

Après avoir jeter ses clés dans le vide poche du guéridon de l’entrée, il alla se faire chauffer un petit plat surgelé au micro-onde tout en regardant ses mails sur sa tablette, puis il traina un moment sur le Discord D’Olydri qu’il animait avec quelques potes.
Il rigola en voyant que ce fêlé d’auteur de fic en série avait encore pourri l’héritier de la famille Heretoc en lui faisant subir les pires tourments à base d’avatar d’infirmière Joelle et de biscotte géante.
Ses yeux commençant à se fermer tout seuls, il finit par lâcher sa tablette sur sa table basse et gagna la salle d’eau pour assouvir un besoin naturel, puis une fois les main savonnées et rincées comme le lui avait appris sa maman, se laver les dents. Il mit plusieurs secondes à comprendre que ce qu’il voyait devant lui était son reflet dans le miroir… sa coupe de cheveux était impeccable… en revanche leur couleur rose vif ne devait, à l’origine, pas faire partie du programme…

Le lendemain matin, un peu gêné, il décida de cacher les dégâts avec une casquette. Il se sentait un peu mal à l’aise de débouler un jour après dans le salon de coiffure pour râler, alors qu’il aurait dû s’apercevoir immédiatement du problème. Et comme visiblement cette nouvelle teinte plaisait à l’accorte demoiselle qui lui avait sourit la veille au soir…

Une fois installé derrière son bar, il fut hélé depuis la rue par sa postière, qui lui fit signe de venir.
En expert des jeux vidéo, il admira le talent naturel de cette dernière, que les gens du quartier avaient surnommée Nimy, rapport à une actrice de film fantastique qui incarnant une elfe nommée N'imyëalia dans le blockbuster « le Saigneur des Naseaux » à laquelle elle ressemblait beaucoup, pour le tétris, tant les colis dans la fourgonnette était rangés avec art sans qu’aucun espace ne subsiste.
Il repartit avec un énorme carton entre les bras, ravi d’avoir enfin reçu l’imprimante 3D dernière génération qu’il s’était commandée.
Après avoir étudié le mode d’emploi de la bête le reste de la matinée, et monté l’engin en avalant un sandwich sur l’heure du déjeuner, il lança sa première création, entièrement programmée par ses soins : Un poing fermé dont le poignet abritait un pas de vis, pour le monter au bout d’un manche à balais.

Ses clients admirèrent le travail, et les plus jeunes l’affublèrent du surnom de capt’ain fist, pseudo qu’il accepta avec humour de prendre lorsqu’il se joignit à leur partie de jeu en réseau. Il accepta même de poser auprès de la jeune demoiselle fan de cosplay en brandissant le poing de plastique couleur argent, qu’il avait imprimé plus tôt, vissé sur un manche à balais entouré de duckt-tape couleur aluminium.

Sans qu’il le sache, la photo fut diffusée sur plusieurs réseaux sociaux pour aboutir finalement sur l’écran d’un PC à plusieurs centaines de kilomètre de là, éveillant l’intérêt de son propriétaire.

Une fois ses clients partis, et avec le souvenir ému de la bise laissée sur sa joue par la jeune fille, Sylvian s’amusa encore un peu avec son nouveau jouet et imprima plusieurs versions de son « poing » : doigts tendus, doigts crochus, v de la victoire, médius dressé, etc.

Quand le réveil arracha Sylvian aux bras de Morphée, il se rendit compte que ses rêves, où Angélique et la fan de cosplay avait eu un rôle… qui lui vaudrait un passage de la bouche au savon si sa mère l’apprenait, avaient eu un effet dévastateur sur le caleçon qui lui servait de pyjama.

Une douche chaude effaça les dernières traces de la réaction de son corps à ses fantasmes nocturnes, et une nouvelle casquette vissée sur le crâne, il se dirigeât vers la boulangerie pour déguster une viennoise au chocolat sur le chemin de son cyber café.

Un homme d’une quarantaine d’années attendait patiemment devant sa boutique. Une fois à l’intérieur, il se présenta : Jacky Chiasson, maire d’une petite commune du Béarn et propriétaire d’un lieu de villégiature pour amateurs d’une pratique… sportive peu connue du grand public. Il montra la photo de la veille à Sylvian et demanda à voir sa sculpture.
Un peu intrigué, Sylvian sortit la caisse en plastique dans laquelle il avait remiser ses essais de la nuit. L’éclat dans les yeux de son vis-à-vis lui échappa totalement.
Jacky, ravi de sa découverte, invita Sylvian à venir passer un week-end tous frais payés dans sa ferme expérimentale avec son stock de sceptre, persuadé que nombre de ses clients seraient intéresser pour lui en commander. Il insista sur l’opportunité commerciale pour Sylvian de diffuser par l’intermédiaire de son réseau de spécialiste des accessoires de cette qualité !
Ne comprenant pas trop, mais immédiatement alléché à l’idée de faire du pognon rapidement avec quelques bouts de plastique imprimé en 2/2, Sylvian accepta l’invitation et promis de se rendre le lendemain de l’autre côté de la chaine des Pyrénées. Jacky lui promit de venir le prendre au train.
La journée se poursuivit sur la même note positive, s’achevant en apothéose quand la jolie jeune fille accepta de prendre un dernier verre avec lui. Il en profita pour apprendre son prénom, Célestine, et le fait qu’elle étudiait la parfumerie et faisait un stage chez les parfums Heretoc.

Le lendemain, jour de fermeture de sa boutique, Sylvian fila à la gare et, après trois heures de trajet, arriva à Pau. Jacky l’accueilli tout guilleret sur le quai et, dans une DS de collection, l’emmena jusqu’à son village perdu dans l’arrière-pays. Sylvian ne fit pas attention au panneau d’entrée, tant la conversation avec son chauffeur était passionnante : ancien officier de la marine marchande, ce dernier avait voyagé dans le monde entier et possédait une incroyable culture, mêlée d’anecdotes savoureuses.
Jacky immobilisa son véhicule devant un immense corps de ferme entièrement rénové et reconvertit pour une part en chambre d’hôte. Il guida Sylvian jusqu’à la chambre qu’il lui avait réservée et dont la fenêtre donnait sur l’arrière du bâtiment, non loin d’un étrange portique ou un siège de cuir était suspendu à quatre chaines en inox. Le jeune homme s’interrogea un instant sur cette étrange balançoire. Il fut immédiatement interrompu dans ses pensées par Jacky qui l’appelait pour le prévenir de l’arrivée des premiers clients.

Vérifiant qu’il présentait bien, son polo de rugby moulant ses abdominaux bien dessinés, Sylvian rejoignit son hôte à l’accueil et présenta ses créations. Immédiatement les nouveaux arrivants, tous des hommes, se répandirent en compliments, lui posant moultes questions sur les matériaux utilisés, leur résistance, s’il pouvait en fabriquer de plus petit ou de plus gros.
L’ambiance était festive et rapidement Jacky distribua à la cantonade des petits verres d’une liqueur locale qui montât vite à la tête de Sylvian, peu habitué aux alcools forts.
La photo de Sylvian et son sceptre fit rigoler l’assistance qui l’applaudit chaleureusement lorsqu’il leur avoua avoir été baptisé capt ‘ain fist ! Dans le semi brouillard dans lequel il évoluait, il remarqua quand même qu’un certain nombre des potentiels clients s’étaient absentés tout au long de sa présentation pour revenir harnachés dans d’étranges tenues constituées principalement de pièces de cuir noir ou rouge et de chaînette, exposant pour certain des poitrines découvertes piquées de piercing.

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Arnaud75

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RE: Une micro fic - bad karma
le 18 avril - 19:45

L’un d’entre eux s’approcha de Sylvian qui avait du mal à conserver son équilibre et le guida vers les escaliers, lui parlant doucement : il se présentât : Hyppolite Kurtzman, responsable des ressources humaines d’une grande multinationale. Arrivé à l’étage, Sylvian repéra un petit paneau de laiton gravé lui souhaitant la bienvenue dans la chapelle fistine, puis son guide l’aida à s’assoir dans une balançoire identique à celle du jardin avant de lui immobiliser les poignets et les chevilles à l’aide de lanière de cuir.
Ne comprenant pas de quoi il retournait, sa tête tournant trop sous l’effet de l’alcool pour qu’il se concentre, Sylvian se laissa faire, jusqu’à ce qu’il se rende compte que la ceinture de son pantalon chatouillait sa cheville droite… Hyppolite Kurtzman apparu alors dans son champ de vision, un sourrire lubrique accroché au visage, sa main droite serrant le manche à balais surmonté du poing fermé qu’il avait imprimé deux soirs plus tôt enduit d’un gel lubrifiant…

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Arnaud75

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